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C’EST AVEC PLAISIR QUE NOUS ACCUEILLONS ISABELLE NOUVELLE PORTE PAROLE DU 35

MERCI DE CET INTERET ET IMPLICATION

BIENVENUE AU CAMAM

Une assmat pas « vraiment » comme les autres ….Brigitte

téléchargement-7Notre Marie Poppins à rencontré Brigitte, Hernandez 56 ans,  3enfants, 3 petits enfants qui nous fait profiter de son expérience, par cet interview.

Bonjour Brigitte comment et pourquoi être devenue assistante maternelle ?

interview brigitte  (4)J’ai commencé à m’occuper de bébés à 13 ans dans un club de plage tenu pas des amis de mes parents, et j’y prenais beaucoup de plaisir !

A 16 ans j’ai passé le BAFA et j’ai travaillé comme monitrice en colonies de vacances et centres aérés pendant 4 ans à chaque vacance ainsi que des baby-sittings réguliers. J’ai toujours hésité entre 2 choses pour ma vie professionnelle : les enfants ou le commerce. Célibataire je suis devenue vendeuse en boulangerie. Puis je me suis mariée et à la naissance de mon 2eme enfant j’ai choisi d’arrêter : trop tard le soir, weekend et jours fériés, ce qui m’empêchait de voir grandir mes enfants !

Je suis donc revenue vers les enfants en devenant ASSMAT, ce métier merveilleux qui me donne beaucoup de bonheur depuis 31 ans !

Acceptes tu les horaires atypiques ?

Je les ai accepté pendant de nombreuses années, j’accueillais les enfants tard le soir, les weekends et jours fériés, même parfois la nuit pour dépanner des parents….. Maintenant je laisse la place aux « jeunes » pour profiter de diverses activités le soir….mais ça m’arrive encore quand les parents ont besoin de moi !!!!interview brigitte  (10

Qu’est-ce qui t’a amené à accueillir un enfant porteur de handicap ?

Quand j’étais au lycée, mon souhait était de partir en école d’éducatrice spécialisée, ayant toujours été attirée par les enfants porteurs de handicaps…

La vie en a décidé autrement !!!

Je suis bénévole depuis 11 ans à l’association Geist Trisomie 21 Vaucluse, au sein de laquelle je vois grandir les enfants adhérents de cette association et c’est une expérience vraiment formidable ! Même si je ne les vois pas souvent, nos rencontres sont toujours très enrichissantes ! A mon grand regret, j’ai dû refuser un Bébé trisomique que l’association me proposait….faute de place !…mais j’espère que l’occasion se représentera…..avant ma retraite !

J’ai eu la chance d’effectuer un remplacement dans un IMP pendant 3 mois, très belle expérience, mais n’ayant pas de diplôme, je n’ai pas pu continuer !interview brigitte  (9)

Donc quand une Maman s’est présentée, il y a 6 ans, avec cette petite fille de 3 ans, polyhandicapée, j’ai tout de suite accepté !

As-tu suivi une formation particulière au sujet du handicap ?

Oui, en décembre 2009, mais j’avoue avoir été très déçue ! J’attends avec impatience que ce soit de nouveau au programme du Centre des Chênes à Carpentras afin de m’inscrire, ayant toujours été très satisfaite de leurs formations

Est-ce que la PMI t’a aidée ou soutenue par rapport à cet accueil ?

Jamais…..malgré ma demande incessante de formation pour l’accueil d’un enfant handicapé !

Comment est organisée ta journée avec cet enfant singulier Iliana?

interview brigitte  (1)Iliana, a bientôt 10 ans, et va à l’IME la journée.

elle arrive chez moi vers 16h30, en fauteuil roulant, accompagnée par un taxi-ambulance

Je l’installe dans la cuisine avec les autres enfants, je la fais goûter….elle ne mange pas toute seule….en même temps que les autres….qui expriment toujours de la joie quand ils la voient…et réciproquement !!!

Puis nous allons dans la salle de jeux (salon transformé en salle de jeux durant l’accueil des enfants) pour diverses activités en attendant les parents : chants, lecture, musique…..

Le vendredi Iliana arrive 14h30 : je l’installe dans son lit…sécurisé par des barrières….lui change sa couche, et elle dort environ 1h

A son réveil, je joue avec elle sur une couverture posée sur un tapis dans la salle de jeux en attendant le goûter !….interview brigitte  (7)

Selon mes disponibilités, je l’accueille la journée pendant ses vacances : elle arrive vers 9h, activité avec les autres enfants…elle s’exprime toujours avec beaucoup de joie mais ne parle pas !….elle adore avoir les mains dans la peinture et elle aime beaucoup la musique ! Pour le repas je la fais manger si possible avec les autres, sinon juste après ! Puis après midi comme les vendredis !

Est-il difficile de concilier sa vie privé et sa vie professionnelle ?

Personnellement, j’ai toujours réussi à concilier les deux très facilement…. Maintenant je suis seule avec les enfants toute la journée c’est donc encore plus facile !

interview brigitte  (3)

 Penses-tu que ce métier a de l’avenir, et pourquoi ?

Oui ce métier a de l’avenir dans la mesure où il y aura toujours des enfants à accueillir…et beaucoup de parents préfèrent les confier aux assistantes maternelles qui offrent beaucoup d’avantages par rapport aux crèches : horaires plus larges et atypiques, accueil de l’enfant malade (sauf contagion), sieste dans une chambre seul, repas dans le calme….et aussi des avantages financiers tel que le complément de libre choix du mode de garde et 50% en crédit d’impôts du dépassement de ce complément !

Penses-tu qu’il faille revoir la formation des assmats ? Si oui, comment ?

interview brigitte  (2)Oui je le pense vraiment !  Et j’espère que nous reviendrons au temps où les personnes qui choisissent ce métier le fassent vraiment par vocation et puissent avoir droit à une VRAIE formation d’ASSMATS….ce sera le vrai bonheur pour les enfants !!!!

 

Nous pensons que les assmats sont FORMIDABLES, en quoi l’es tu ?

Suis je formidable ?…je ne sais pas !!!! Ce que je sais c’est que le bien-être des enfants est ma priorité et j’essaie de les éveiller du mieux que je peux tout en leur apprenant les règles de la vie et le respect de l’autre !!!! Eh oui même si petit !!!!….ça commence par là !!!! Et je suis la plus heureuse quand les grands reviennent me voir….j’ai été invitée aux 18 ans de l’une d’entre eux….que du bonheur !!!

Merci Brigitte, pour ces confidences, et pour nous avoir fait partager un moment de ton quotidien!

NOUVELLE REGLEMENTATION DANS LA SECURITE DU DOMICILE. DETECTEUR DE FUMEE

Installation de détecteur de fumée

 DETECT

 

 

Mise à jour le 29.01.2015 – Direction de l’information légale et administrative (Premier ministre)

Principe

Tous les lieux d’habitation (appartement, maison) devront être équipés d’au minimum un détecteur de fumée normalisé au plus tard le 8 mars 2015.

Objectifs DETECT4

L’installation d’un détecteur de fumée doit permettre de détecter les fumées émises dès le début d’un incendie et d’émettre immédiatement un signal sonore suffisant pour permettre de réveiller une personne endormie.

Caractéristiques

Le détecteur de fumée doit être muni du marquage CE et être conforme à la norme européenne harmonisée NF EN 14604.

Les détecteurs utilisant l’ionisation sont interdits, car ils sont radioactifs.

À noter : il existe des détecteurs spécialement adaptés aux personnes sourdes fonctionnant grâce à un signal lumineux ou vibrant.

Installation insta

Le propriétaire doit fournir et installer un détecteur de fumée dans son logement s’il occupe ce logement, ou en cas de mise en location en mars 2015. En revanche, si le logement est déjà loué en mars 2015, le propriétaire peut :

___Soit, fournir le détecteur à son locataire

___Soit, lui rembourser l’achat.

Dans ces 2 cas, il appartiendra au locataire de procéder à la pose du détecteur.

Le détecteur doit :

Être installé de préférence dans la circulation ou dégagement (palier, couloir) desservant les chambres. Lorsque le logement ne comporte pas de circulation ou dégagement (cas des studios), le détecteur doit être installé le plus loin possible de la cuisine et de la salle de bain, et être fixé solidement en partie supérieure, à proximité du point le plus haut et à distance des autres parois ainsi que des sources de vapeur (fumées de cuisson et vapeur d’eau).

Dans les maisons ou dans les appartements comportant plusieurs étages, il est recommandé d’installer 1 détecteur par étage. Dans les logements de grande surface, il est également recommandé d’installer plusieurs détecteurs.DETECT2

Attention : il est interdit d’installer des détecteurs de fumée dans les parties communes des immeubles collectifs d’habitation pour des raisons de sécurité. Ceci évite que les occupants sortent de chez eux pour aller dans les parties communes d’où proviendraient les fumées.

Vérification et entretien

À partir du 8 mars 2015, la vérification de présence et du bon fonctionnement du détecteur sera faite au moment de la mise en location du logement lors de l’état des lieux d’entrée.DETEC3

L’obligation d’entretien et de remplacement du détecteur appartient à l’occupant du logement. Ainsi, dans un logement loué, le locataire doit veiller en cours de bail au bon fonctionnement du détecteur en vérifiant et en remplaçant les piles ou le détecteur (en cas de défaillance), à moins qu’il occupe :

un logement à caractère saisonnier,

ou un logement-foyer,

ou une résidence hôtelière à vocation sociale,

ou un logement de fonction,

ou une location meublée.

Dans ces 5 catégories de logement, l’obligation de vérification du bon fonctionnement du détecteur st à la charge du propriétaire non occupant.

Déclaration à l’assureur de l’installation du détecteur signa

Le locataire ou le propriétaire qui occupe son logement doit déclarer à son assureur avec lequel il a conclu un contrat garantissant les dommages d’incendie que le logement est équipé d’un détecteur de fumée.

Cette notification est faite par la remise d’une attestation.

Aucune sanction n’est actuellement prévue par la réglementation en cas de non installation du détecteur de fumée.

La compagnie d’assurance ne peut d’ailleurs pas se prévaloir du défaut d’installation du détecteur pour s’exonérer de son obligation d’indemniser les dommages causés par un incendie.

DETEC5Consignes à respecter en cas d’incendie (arrêté du 05/02/2013):

 

 

En prévention

___N’encombrez pas les paliers et les circulations

___Appelez ou faites appeler les sapeurs-pompiers (le 18 ou e 112)

___N’entrez jamais dans la fumée. Toutefois, si vous êtes dans la fumée, mettez-vous un linge devant le nez, baissez-vous, l’air frais est près du sol

___Ne prenez jamais l’ascenseur, prenez les escaliers

___Si l’incendie se déclare chez vous et que vous ne pouvez pas l’éteindre immédiatement :

___Evacuez les lieux, fermez la porte de votre logement, sortez par l’issue la plus proche

___Si l’incendie est au-dessous de votre palier

___Restez chez vous, fermez la porte de votre logement et mouillez la

___Manifestez-vous à la fenêtre

___Si l’incendie est au-dessus 

___Sortez par l’issue la plus proche securite

 

Source/Service public.fr

 

CHRISTINE.R rejoint le CAMAM en tant que nouvelle porte parole du 84 , merci pour cette implication!

Ca bouge aux ministères…métiers de la petite enfance…

téléchargement (10)Effectivement ca bouge!

Cette information est ce qu’ils avaient prévu déjà depuis quelques temps, on pourra apprécier qu’au moins, ils parlent de nous, dans les métiers de la PE.

Nous devons continuer notre démarche car, seule la formation continue ou la VAE sur un diplôme qui ne nous correspond pas, ne fera pas trop avancer les choses, quand à notre reconnaissance, vu que ce sera sur la base du volontariat, lorsque l’on voit le % de participation aux formations continues, on peut se poser des questions…

Mais ça bouge!…

http://lentreprise.lexpress.fr/actualites/1/actualites/metiers-de-la-petite-enfance-signature-d-un-accord-pour-developper-l-emploi_1652083.html

DES ENFANTS VIOLENTS ?

creche

 A la crèche …

 

colère3Des petits enfants qui poussent, tapent, donnent des coups de pieds, mordent, griffent, tirent les cheveux, crient, crachent, arrachent un objet des mains, etc… Tous des sauvageons à la crèche, dont il faudrait tester, dès 36 mois, leurs comportements « prédicteurs de délinquance », qu’il faudrait dresser, rééduquer, voire médicaliser, et pour lesquels il faudrait convoquer leurs parents, les éduquer à leur tour dans des « stages parentaux » ? Un tel scénario, un brin kafkaïen, est pourtant au cœur d’un récent rapport de l’INSERM sur ce qui est appelé « trouble des conduites ». S’il y a effectivement une « violence fondamentale » à l’œuvre chez tout être humain, qu’il convient de pacifier par les liens sociaux, l’éducation, la culture, il ne faut pas, pour autant, confondre manifestations de l’agressivité normale du jeune enfant et violences, signes de souffrances psychiques plus graves.

Différencier l’agressivité et la violence

agressivteL’agressivité est au cœur de notre fonctionnement psychique, c’est un élan vital de l’être humain. C’est une volonté d’exploration, de construction, de conquête de soi-même. L’agressivité est toujours adressée à un autre, reconnu comme autre, semblable et différent à la fois. Ainsi, s’agresser entre enfants, c’est aussi une manière de communiquer. Mais comment vivre ensemble, comment « faire société » qui ne soit pas « œil pour œil, dent pour dent » ? C’est la question de l’humanisation, de la « civilisation » de ces pulsions qui pourraient, dans certains cas, devenir destructrices.

bagarreLa violence englobe des symptômes psychiques divers qui peuvent être liés à des angoisses persécutrices ou psychotiques, et pouvant même aller jusqu’à des passages à l’acte barbares. La violence, à la différence de l’agressivité, n’est pas forcément adressée à un autre en tant qu’autre. Elle apparaît comme un déferlement d’une vague gigantesque, fracassant tout sur son passage, sans discernement et « débordant », envahissant le sujet lui-même qui est pris dans ce déferlement et y entraine par là même son entourage. La violence suscite la violence… « La violence, c’est quand on ne dit pas, ou quand on ne dit plus… Alors, on se jette sur l’autre, corps à corps » nous dit Françoise Dolto.

Comment entendre et comprendre les mécanismes psychiques de ces manifestations à caractère violent ?

Dans le développement du petit enfant, l’autre c’est d’abord un « intrus » avant d’être un copain ou un allié, l’autre est quelqu’un qu’on voudrait être, et en même temps qu’on voudrait voir disparaître.

« Pour le petit enfant, aimer c’est devenir comme l’autre » nous dit F. Dolto… dolto

 

Mais, en voulant être cet autre, l’enfant peut être dans le risque de perdre son identité en devenant semblable à cet autre, parce qu’il le pense plus « aimable », plus aimé. Ainsi en est-il des manifestations de jalousie souvent spectaculaires d’un aîné envers le puiné. Qui n’a pas été témoin de ces scènes fréquentes où un enfant crie alors qu’il tire les cheveux d’un copain de crèche, comme si la douleur le touchait lui aussi, ou qui arrache le camion avec lequel jouait tranquillement un enfant alors qu’il a le même à sa disposition à quelques centimètres de lui ? Toutes ces manifestations sont à entendre comme un appel fait à l’adulte de donner des limites, de rappeler une loi humaine, appel à pacification, appel à des mots humanisants, contenants, rassurants et non « stigmatisants » (« Tu es méchant ! »). Gronder, et seulement gronder, n’est pas éducatif en soi. Mais parfois certaines manifestations violentes d’enfants dépassent le cadre « normal » du développement psychique.

Il est important d’y être attentif et de déceler les circonstances d’où peuvent surgir ces mouvements violents. Ils sont alors à entendre comme d’authentiques souffrances psychiques, qui sont le signe d’un désarroi profond de l’enfant et qui se traduisent par des actes souvent incompréhensibles, dérangeants, angoissants pour les parents ou/et les professionnels qui en sont les témoins. Ils sont à la mesure de l’angoisse ou de la confusion qui habite à ce moment là les enfants. Cela peut arriver, par exemple, dans certaines situations « abandonniques » d’enfants « ballottés » entre père et mère en rupture ou en conflit important, ou lorsque le tout petit est sujet à des séparations et ruptures répétées. Son sentiment d’exister, de « continuité d’existence » comme dit Winnicott, est atteint. Par la violence, l’enfant tente de décharger ses sensations internes de déchirement sur un « objet externe », il cherche à lui faire subir la détresse, la souffrance ou le sentiment de menace qu’il ressent. Il est « hors de lui ». Ainsi, par exemple de l’enfant qui se précipite sur l’enfant dont le parent vient le chercher le soir à la crèche, et le mord violemment, sans raison apparente…

mordeur N’est-il pas alors saisi de rage et de désespoir mélangés de voir un enfant accueilli par ses parents présents ?

Comment  répondre  à ces différentes manifestations ?

La crèche est un lieu où se vivent souvent les toutes premières séparations affectives, épreuves de la vie qui peuvent dans certains cas (et malgré le soin apporté à des temps d’adaptation, et à un accueil respectueux des rythmes et des besoins des jeunes enfants) être ressenties de façon violente par les parents, les enfants et les professionnels eux mêmes…

Il y a forcément des inadéquations passagères (ou à plus long terme), des micro -ruptures, des lâchages d’attention soutenue…. qui peuvent être source de discontinuité perturbante pour tout enfant, et de façon plus importante pour un enfant fragilisé. Cela ouvre des brèches par où s’engouffrent les appels d’un enfant qui ne se sent pas suffisamment regardé, écouté, entendu… Lorsqu’un adulte est en capacité de signifier à un enfant qu’il peut contenir son expression violente sans en être atteint ou détruit lui-même (et c’est difficile !), et peut aider à la transformer dans certains cas en jeu dérivatif et symbolisant du conflit qui l’habite,… alors la rage interne de l’enfant peut prendre une autre dimension que celle de la toute puissance imaginaire destructive. Ainsi, la crèche peut devenir le support de l’expression de souffrances d’ailleurs, avec des appels d’enfants, de parents, pour que d’autres puissent modifier ce qu’eux-mêmes ne parviennent pas à pacifier.

colere4Pour autant, les professionnels ne sont pas appelés à être des « substituts parentaux », ni s’improviser psychothérapeutes, et les parents ne doivent pas être considérés comme démissionnaires parce qu’ils ne savent pas comment s’y prendre avec leur enfant. Des psychologues, quand il y en a dans ces lieux crèches où tant de choses se jouent et se nouent précocement, peuvent, de par leur formation clinique, aider à entendre, contenir ces souffrances graves, et orienter si nécessaire vers des structures spécialisées. La thématique des « enfants violents » ne pose-t-elle pas plus largement une question sociétale de la façon dont on traite de ces expressions humaines ? Quel accueil souhaitons-nous offrir aux jeunes enfants d’aujourd’hui et à leurs parents ? Nous sommes dans une société qui obéit plutôt à une logique de la jouissance immédiate, consumériste, qui ne supporte ni délais, ni contraintes. Comment aider et soutenir tout être humain, comme véritable sujet de son Désir (à ne pas confondre avec besoins..) ?

C’est une très grande question qui mérite une attention et des réponses modulées…Danièle Delouvin

 chez les assistants maternels…

Comment réagir face à l’agressivité persistante de l’enfant ?

colère2Durant les premières années de sa vie, votre enfant découvre que le monde ne lui appartient pas, qu’il ne peut le régenter à sa guise et qu’il doit se plier à des règles qu’il n’a pas choisies, qu’il ne comprend pas toujours et qu’il estime injustes. Jusqu’à 3 ans, il exprime sa frustration en développant certaines formes d’agressivité.

Après 3 ans, l’agressivité diminue peu à peu. Si elle persiste, voire, se transforme en violence, il est important d’en comprendre les causes pour aider votre enfant à maitriser ses émotions.

L’évolution de l’agressivité

L’agressivité chez les enfants de moins de 2 ans s’exprime par des coups. L’enfant n’est pas encore en âge d’utiliser la parole pour exprimer ses désirs et ses sentiments. On parle plutôt d’impulsions, « je veux, je prends ».

Vers 2 ans, la période redoutée du « non » s’installe. Votre enfant affirme son autonomie et répond systématiquement « non » lorsqu’il est en colère ou frustré.colere

Passé 3 ans, l’agressivité physique diminue car l’enfant comprend le pouvoir des mots. Il développe une agressivité plus verbale, il se rend compte qu’il peut négocier, menacer et arriver à ses fins par la parole.

Si après 3 ans, votre enfant continue d’être agressif, voire violent vis-à-vis de vous, de ses camarades, mais aussi vis-à vis de lui-même, c’est peut-être le signe d’une souffrance dont il faut trouver la cause. Comprendre les raisons de son agressivité vous permettra d’adapter votre conduite et d’aider votre enfant.

Les causes de l’agressivité

Un enfant agressif peut l’être parce qu’il se sent rejeté, en manque d’attention. L’arrivée d’un bébé dans la famille, par exemple, peut être source d’angoisse et de frustration. Il peut dès lors développer de la colère et adopter un comportement qui attirera l’attention sur lui.

De même, si un enfant manque de confiance en lui, sa défense peut devenir l’attaque.

Le fait d’évoluer dans un environnement familial conflictuel, une ambiance tendue, des relations difficiles avec ses frères et sœurs peuvent devenir pour lui des signes que l’agressivité est une composante habituelle de la vie.

Il peut aussi avoir compris que les adultes cèdent lorsqu’il devient agressif, cela le conforte dans son comportement.

Il peut s’agir aussi d’enfants maltraités,maltraite

  • en danger car ignorés (après une rupture, un divorce, une maladie, une dépression parentale…)
  • en échec scolaire,
  • ou encore face à des parents défaillants ou incapables d’expliciter les règles de vie les plus simples.

La violence peut être aussi une manière d’exprimer son existence, son identité.

L’enfant exprime son désaccord par de la violence, comment réagir ?

Lorsque l’enfant est agressif, faites-lui comprendre clairement et fermement… mais calmement, que vous n’êtes pas d’accord, que son comportement n’est pas bon. Expliquez-lui l’importance des règles indispensables à toute vie en communauté, montrez-lui qu’elles s’appliquent à tous, y compris à vous.

L’enfant s’identifie aux adultes qui lui sont proches.colere5 Adoptez vous-même un comportement pondéré et serein en cas de désaccord avec lui ou avec une autre personne. Il constatera ainsi que l’agressivité n’est pas la seule réponse à un conflit.

Pour l’aider à prendre conscience de son comportement inadapté, placez-le en situation avec des jeux de rôle. Se mettre successivement dans la peau de chaque personnage l’aidera à appréhender les différents sentiments que l’on peut ressentir. Posez-lui des questions : qu’auraient dû faire les personnages ? Qu’est-ce-que lui aurait fait ? Aurait-il été en colère ? Etc.

Lui proposer une activité sportive ou artistique peut être un bon moyen de canaliser une énergie débordante et lui servir de défouloir.

Un enfant agressif est plus souvent réprimandé et culpabilisé que complimenté. N’oubliez pas de le féliciter lorsqu’il adopte une attitude adaptée à une situation dans laquelle il a pu ressentir de la frustration. compliciL’encourager dans ses progrès lui permettra de regagner confiance en lui et le confortera dans ses changements de comportement.

Même en période de stress, essayez de partager des moments calmes avec l’enfant en lui offrant toute votre attention. Ecoutez-le et permettez-lui de s’exprimer. L’aider à mettre des mots sur ses sentiments l’aidera à diminuer son agressivité et vous permettra de comprendre les raisons de son comportement.

L’agressivité envers lui-même

Parfois un enfant retourne sa violence contre lui afin de ne pas s’en prendre aux autres.

L’enfant peut aussi avoir compris que cela vous déstabilisait. Il utilise ce moyen pour vous faire changer d’avis. Vous pouvez alors feindre de ne pas le voir, il arrêtera assez rapidement de se faire mal.

Il est encore une fois important de comprendre les raisons de ce comportement violent pour apporter à votre enfant l’aide nécessaire.

Sources : Danièle Delouvin, psychologue clinicienne, présidente de l’A.NA.PSY.p.e. (Association Nationale des Psychologues pour la petite enfance) / mepedia.fr

CADUCEE PSY

 

LES POUSSÉES DENTAIRES ….

Les poussées dentaires des bébés…

Extrait de l’ouvrage du Docteur en Pédiatrie Philippe Grandsenne

dent8« Cet andidico » dénonce avec bonheur une centaine d’expressions toutes faites et d’idées reçues, et tort le cou à de nombreux préjugés des nourrissons et des enfants »

« Quand un enfant vient me voir et qu’il souffre d’une poussée dentaire douloureuse, j’aide la dent à sortir, ce qui le soulage instantanément. J’utilise pour cela un abaisse-langue en plastique transparent et, en appuyant sur la gencive étirée au maximum par la dent, j’offre à celle-ci un appui qui lui permet de percer la gencive. L’abaisse-langue transparent me permet également de voir à travers pour être sur qu’il n’ya pas trop d’épaisseur de gencive. Ce n’est même pas douloureux, la muqueuse tendue à l’extrême n’est plus sensible… il n’est pas question qu’un adulte non professionnel de la médecine tentent de le faire lui-même. La technique habituelle, ancienne, qui s’est pratiquée pendant des décennies était de râper la gencive avec un morceau de sucre. Il m’est ainsi arrivé de voir en consultation un enfant à qui il manquait près de d’un demi-centimètre de gencive, on l’avait râpée comme avec du papier de verre. Il n’est pas question de faire cela, d’aller de l’extérieur vers l’intérieur pour chercher la dent ! Il s’agit de se mettre simplement à l’extérieur pour permettre à la dent d’inciser la gencive.
Je pense que c’est la distension de la gencive qui provoque tous les ennuis qui vont avec les poussées dentaires : la fièvre et la diarrhée, qui n’est pas une diarrhée liquide déshydratante, mais qui a une odeur infâme, totalement caractéristique des poussées dentaires. Depuis que je pratique cela et que j’aide une dent à sortir, la fièvre qui était montée à 40°C disparait en 2h, les fesses rouges redeviennent roses et le caca, liquide et particulièrement malodorant, redevient normal ; tout se règle instantanément.
Il peut cependant arriver que l’on prenne pour une poussée dentaire ce qui est en réalité une véritable pathologie. C’est pour cette raison qu’il n’est pas question de s’occuper des dents sans faire un bilan de santé de l’enfant. Si les symptômes disparaissent à la sortie de la dent, c’est qu’elle en était la responsable, mais il est tout de même nécessaire d’examiner l’enfant…. Il ne faut pas confondre avec les symptômes de la gastroentérite …depuis que je soigne ainsi les poussées dentaires, je soigne beaucoup moins de gastroentérites, la plupart des diarrhées sont dues aux dents.
Le mot diarrhée lui-même correspond à des selles trop liquides et trop fréquentes. Les selles des poussées dentaires ne sont pas de véritables diarrhées, seulement des selles plus molles et qui sentent vraiment très mauvais. Je suis convaincu qu’il arrive que les enfants soient sous antibiotiques et parfois hospitalisés pour de simples poussées dentaires… »

Le développement dentaire ou odontogenèse est le processus complexe par lequel se forment, grandissent et apparaissent les dents dans la bouche. Afin que les dents humaines se développent dans un environnement buccal sain, l’émail, la dentine (ou l’ivoire), le cément et le parodonte doivent tous se développer aux stades adéquats du développement fœtal. Les dents de lait (ou déciduales, ou temporaires) commencent à se développer entre six et huit semaines de vie in utero et les dents définitives vers la vingtième semaine de grossesse. Si les dents n’ont pas commencé à se développer à ces stades, elles ne pourront plus se développer par la suite.
Les processus responsables du déclenchement du développement des dents ont fait l’objet d’un nombre important de recherches. Il est largement admis qu’un certain nombre de molécules (facteurs de croissance, de régulation…) sont indispensables dans les tissus du premier arc branchial pour permettre ce développement.

Qu’est-ce que les poussées dentaires?

Chez certains enfants, l’éruption des dents de lait (aussi appelées « dents primaires » ou « dents de bébé ») passe presque inaperçue, tandis que chez d’autres, elle s’accompagne de divers malaises ou de douleurs.
Âge des premières dents : les premières dents percent généralement entre 4 mois et 7 mois, souvent autour de 6 mois, parfois plus tôt. Certains enfants naissent même avec une ou deux dents. Dans d’autres cas, les premières dents n’apparaissent qu’à l’âge de 1 an.
Leur âge d’apparition, très variable, est en moyenne le suivant :dent
• les deux incisives du bas, puis celles du haut (de 6 à 12 mois);
• les incisives latérales (de 9 à 13 mois);
• les premières molaires (de 13 à 19 mois);
• les canines (de 16 à 22 mois);
• enfin, les deuxièmes molaires (de 25 à 33 mois).
Dans la majorité des cas, à 3 ans, l’enfant a ses 20 dents primaires.
Pendant ce temps, la deuxième série de 32 dents se développe dans les mâchoires. Elle apparaît entre 6 ans et 16 ans. Quant aux dents de sagesse, elles percent généralement à partir de 16 ans ou plus tard, parfois même jamais!

Quels sont les symptômes d’une poussée dentaire?

Si les dents de certains bébés sortent sans aucun souci, pour d’autres, c’est un moment douloureux et pénible.dent6

En plus de la douleur, on observe plusieurs signaux et symptômes de la poussée dentaire.

10 indices qui ne trompent pas chez bébé :
• des gencives rouges et boursouflées
• des joues ou le visage rouge(s)
• bébé se frotte l’oreille du côté de la percée dentaire
• bébé bave beaucoup
• il a un sommeil perturbé
• il manque d’appétit
• il mord tout ce qu’il trouve
• il a un caractère plus agité ou grognon
• les fesses rouges (érythème)
• selles malodorantes, très molles.denti3

Pour les bébés qui ont tout ou une partie de ces symptômes, la poussée dentaire n’a rien de drôle (pour leurs parents non plus !). La plupart des experts pensent que ces symptômes ne sont pas liés à la poussée dentaire, ils ne surviennent pas systématiquement quand les bébés font leurs dents. Il vaut mieux les traiter comme une affection différente et toujours consulter le médecin si vous vous inquiétez.
Normalement, les poussées dentaires ne provoquent pas de complications.
Il se peut que la bave donne une éruption rouge sur le menton et la lèvre inférieure de votre bébé. Pour éviter que cela ne se propage, essuyez délicatement avec un mouchoir doux en coton, en faisant attention de ne pas trop frotter.

Pour empêcher d’autres irritations : passez-lui de la crème comme de la vaseline sur son menton au moment du coucher et avant de sortir.

Pourquoi la poussée dentaire est-elle douloureuse?

Les dents de votre bébé ont commencé à pousser quand il était encore dans votre ventre : des bourgeons de dents se sont formés dans la gencive.dent5

Quand les dents se développent, elles percent les gencives, un processus douloureux qui provoque des irritations et un gonflement. Si une pression semble soulager la douleur, la succion ne fait qu’attirer le sang vers les zones enflées, ce qui les rend particulièrement sensibles. C’est pourquoi certains bébés rejettent temporairement le sein ou le biberon quand ils ont une poussée dentaire.

Soins et conseils pratiques

N’hésitez pas à réconforter et à cajoler votre enfant quand il a une dent qui perce. Les quelques soins qui suivent vous aideront à soulager son malaise ou sa douleur.
• Frottez-lui doucement les gencives avec une débarbouillette imbibée d’eau froide et enroulée autour de votre doigt (lavez-vous bien les mains d’abord). Vous pouvez le laisser mâchouiller la débarbouillette, mais vous devez le surveiller. Vous pouvez aussi lui masser les gencives très doucement avec une brosse à dents pour bébé aux soies très souples. Utilisez-la avec beaucoup de délicatesse.denti1
• Donnez-lui un anneau de dentition en caoutchouc. Choisissez-en un qui est incassable, qui ne s’effrite pas et qui est assez gros pour ne pas pouvoir pénétrer entièrement dans la bouche de votre bébé. Idéalement, sa surface doit être texturée. Évitez les anneaux en PVC ou ceux qui renferment du liquide. On peut réfrigérer un anneau de dentition, mais on ne doit pas le congeler. Il ne faut pas non plus l’attacher autour du cou de l’enfant.

À éviter :

le collier de noisetier, les légumes crus et le biscuit de dentition
S’il est très à la mode dans certains milieux, le collier de noisetier est déconseillé par les autorités médicales à cause du risque d’étouffement du bébé. Ne donnez pas non plus à votre enfant des morceaux de légumes ou de fruits crus « durs » (pomme, carotte, céleri, etc.) avant l’âge de 2 ans.
Les biscuits de dentition sont également déconseillés à cause du sucre qu’ils contiennent et qui cause la carie dentaire.
Les gels analgésiques topiques sont dangereux, car les bébés peuvent les avaler.

Combien de temps va durer la poussée dentaire?

Comme pour la sortie de sa première dent, la durée de la poussée dentaire diffère selon chaque enfant. Certains vont souffrir pendant quelques jours avant que leur dent apparaisse, alors que d’autres bébés auront tous les symptômes d’une poussée pendant plusieurs mois sans que rien n’apparaisse.dsent4

La bonne nouvelle ? Pour la plupart des bébés, les premières dents sont les plus dures à supporter. Les problèmes liés à la dentition ont tendance à s’estomper lorsque les molaires (les grandes dents du fond) apparaissent, ce qui n’arrive pas avant le premier anniversaire de bébé.

Le brossage des dents :dent36

dent7Autour de 2 ans, on peut offrir une brosse à l’enfant le matériel dont il aura besoin pour se laver les dents tous les soirs avant de se coucher.
Un dentifrice pour enfant, un verre à dent et une brosse.
Une fois que l’on aura expliqué à l’enfant comment s’y prendre, on pourra le laisser se débrouiller seul. L’important est de bien lui apprendre ! Progressivement, on lui expliquera l’importance de se laver les dents régulièrement après chaque repas si possible.
Sources ; Doc. P.Grandsenne Pédiatre (Ouvrage : « anti-dico du bébé ». aux éditions Marabout), Docteur Anne Bacus psychothérapeute (Ouvrage : « votre enfant de 1 à 3 ans » aux éditions Marabout), naitregrandir.com / babycenter

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